Aller au contenu principal


𝐙𝐋𝐄𝐂𝐀𝐟/𝐋𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐢𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐝’𝐚𝐧𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭𝐬

ZLECAf

𝐙𝐋𝐄𝐂𝐀𝐟/

𝐋𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐢𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐝’𝐚𝐧𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭𝐬

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa préparation à la mise en œuvre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Réunis les 19 et 20 mai 2026 à l’hôtel Mövenpick au Plateau, experts, chercheurs, responsables administratifs et partenaires techniques ont pris part à un atelier de validation du modèle de simulation des impacts de la ZLECAf sur l’économie ivoirienne.

Organisée par la Direction Générale de l’Économie (DGE), sous l’égide du Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget (MEFB), avec l’appui financier et technique de la Coopération Allemande (GIZ), cette rencontre avait pour objectif de présenter et valider un outil d’aide à la décision destiné à anticiper les effets économiques de la ZLECAf.

Cette zone de libre-échange ambitionne de créer un marché intégré de plus de 1,4 milliard d’habitants, représentant un PIB cumulé estimé à 3 400 milliards de dollars américains. Elle prévoit notamment la réduction progressive des droits de douane entre les États membres ainsi que le traitement des questions de politique générale liées, entre autres, à la facilitation des échanges et au commerce des services.

Présidant les travaux au nom du Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Monsieur 𝗔𝗱𝗮𝗺𝗮 𝗖𝗢𝗨𝗟𝗜𝗕𝗔𝗟𝗬, le Directeur Général de l’Économie, Monsieur 𝗦𝗔𝗡𝗦𝗔𝗡 𝗛𝗶𝗲𝗻, a souligné l’importance stratégique de cette initiative. Selon lui, la ZLECAf, adoptée en 2018 à Kigali et entrée en vigueur en 2021, constitue une transformation majeure des économies africaines et exige une préparation rigoureuse.

« La libéralisation commerciale offre des opportunités historiques, mais impose également des défis importants qu’il convient d’anticiper grâce à des outils fiables », a-t-il indiqué.

En vue de matérialiser son adhésion à la ZLECAF, la Côte d’Ivoire a ratifié l’accord le 13 novembre 2018 avant de déposer ses instruments de ratification le même mois, devenant ainsi le huitième État partie.

𝐋𝐚 𝐌𝐂𝐒, 𝐥𝐚 𝐛𝐨𝐮𝐬𝐬𝐨𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞

Le modèle présenté a été élaboré par le Centre de Recherches Microéconomiques du Développement (CREMIDE) de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à la demande de la DGE avec l’appui de la GIZ. Il repose sur une Matrice de Comptabilité Sociale (MCS) construite à partir de données économiques de 2022, notamment les tableaux de ressources et emplois, les comptes économiques intégrés, les statistiques budgétaires et les données sur les ménages.

L’outil s’appuie sur un Modèle d’Équilibre Général Calculable (MEGC), reconnu pour sa capacité à analyser simultanément les interactions entre les différents secteurs de l’économie. Cinq zones commerciales ont été intégrées dans les simulations : l’AES, la CEDEAO, l’UMA, les autres pays africains et le reste du monde. Les premières simulations, réalisées sur un horizon de 23 ans, mettent en évidence des effets progressifs de la libéralisation commerciale sur l’économie ivoirienne. Au terme des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à renforcer l’outil, notamment à travers l’intégration de mesures d’atténuation des effets négatifs potentiels et la prise en compte des observations des différentes parties prenantes.

À la clôture des travaux, Monsieur 𝗦𝗔𝗡𝗦𝗔𝗡 𝗛𝗶𝗲𝗻 a salué la qualité des échanges et réaffirmé que ce modèle constitue désormais « une boussole indispensable » pour orienter les politiques publiques et permettre à la Côte d’Ivoire de tirer pleinement profit des opportunités offertes par l’intégration économique africaine.

FLASH INFOS   INFO  M. Sansan HIEN, précédemment Directeur Général de l'Économie par intérim, est confirmé Directeur Général de l'Économie.